HAGENUM prend en main la RSE avec énergie !

Mettre en œuvre une stratégie RSE n’est pas toujours évident pour une TPE car le temps à y consacrer n’est pas extensible.

C’est pour cela que nous avons conçu au sein de RSE ATTITUDE une méthodologie d’accompagnement spécifiquement dédiée aux entreprises de moins de 10 salariés : simple, concrète et facilement applicable. En 5 étapes, on vous accompagne à analyser vos parties prenantes, à prioriser vos enjeux RSE, à engager un plan d’actions RSE opérationnel, à piloter vos performances RSE et à communiquer efficacement auprès de vos clients et partenaires.

La preuve avec le témoignage de Cédric Lavialle, co-gérant de l’entreprise HAGENUM qui a décidé avec passion et énergie d’engager l’entreprise sur le chemin de la RSE grâce à notre dispositif d’accompagnement RSE proposé en partenariat avec la Fédération Française du Bâtiment de Seine et Marne.

Pouvez-vous nous présenter succinctement votre entreprise ?

Nous sommes une entreprise spécialisée dans le domaine de l’électricité, constituée de 6 salariés, et créée en 2018.

L’essentiel de nos clients sont des entreprises, en B2B. Nos activités se déploient sur le Génie électrique, l’IRVE (installation de bornes de recharge), le photovoltaïque, la domotique et plus globalement la sécurité du bâtiment.

  • Pourquoi avoir décidé d’engager une démarche RSE ?

Le sujet de la RSE est de plus en plus présent dans le cadre de la réponse aux appels d’offre publics. D’autre part, nous mettions déjà en place des actions mais sans les mesurer, ni les inscrire dans un cadre de démarche RSE, il s’agissait donc de mieux structurer nos actions et les rendre encore plus efficaces, mais aussi élargir notre champs d’actions.

  • Pourriez-vous nous partager quelques bonnes pratiques RSE concrètes mises en place dans votre entreprise ?

Par exemple, nous avons organisé plus régulièrement des causeries impliquant les équipes sur les chantiers notamment sur les questions de santé/sécurité des conditions de travail ou pour réduire nos impacts environnementaux. Par ailleurs, nous avons lancé une boite à idée digitale pour faire participer les salariés et recueillir leurs idées d’amélioration. Mais surtout, nous avons mis en place une plateforme/application type intranet version 2026, ce qui a permis aux employés de suivre les indicateurs RSE, de faire des demandes de congés, consigner les causeries, stocker toutes leurs informations à un seul et même endroit. La fluidité dans la communication interne a été nettement améliorée.

  • Quelles sont les difficultés rencontrées dans le cadre de votre démarche RSE ?

Nous en sommes encore qu’au début, donc nous avons encore beaucoup à faire, fixer les objectifs c’est bien, mais il faut les atteindre… Pour cela tous les salariés doivent être impliqués, cela prend du temps.

  • Quels grands avantages avez-vous retiré de votre engagement dans la RSE ?

Clairement, cela permet une meilleure lisibilité de nos engagements pour nous mais surtout pour nos clients et partenaires.

  • Pour terminer, si vous aviez un conseil à donner à une entreprise qui souhaite engager une démarche RSE, quel serait-il ?

C’est l’occasion de mettre à plat ses pratiques et il faut être prêt à remettre en question ses habitudes…

Les nouvelles règles anti-greenwashing

Il y a du nouveau dans les règlementations applicables pour les entreprises en matière de communication responsable. La directive (UE) 2024/825, entrée en vigueur en mars 2024, renforce la lutte contre l’écoblanchiment en Europe en encadrant strictement les allégations et labels environnementaux. Elle vise à protéger les consommateurs, garantir une information plus transparente et responsabiliser les entreprises dans leurs communications écologiques. Cette réforme modifie les règles sur les pratiques commerciales déloyales et les droits des consommateurs.

Ainsi, les labels robustes, fondés sur des systèmes de certification indépendants et transparents, deviennent des repères clés pour les consommateurs comme pour les entreprises. Il faut savoir que « 40 % des allégations environnementales et sociales ne sont étayées par aucune preuve »  (Source : Commission européenne).

Concernant les labels RSE tout d’abord, la directive introduit officiellement la notion de label de développement durable. Sont concernés l’ensemble des labels (publics ou privés ) qui distinguent un produit, un service, un procédé ou une entreprise sur la base de caractéristiques environnementales et/ou sociales. 

Désormais, un label ne pourra être utilisé que s’il repose sur un système de certification robuste, intégrant notamment : 

  • des critères clairs, publics et accessibles ; 
  • des règles de gouvernance transparentes ; 
  • la consultation des parties prenantes ; 
  • des mécanismes de gestion des non-conformités ; 
  • une vérification par un tiers indépendant. 

Cette nouvelle règlementation vise à mettre fin aux labels internes et autodéclarés. Les dispositifs reposant sur des engagements non vérifiés ou sur des contrôles insuffisants ne pourront plus être utilisés comme repères crédibles pour les consommateurs. 

Ainsi, la communication sur des systèmes de notation RSE type ECOVADIS devra être davantage encadrée puisqu’elle ne répond pas à plusieurs critères comme la consultation des parties prenantes ou la vérification par un Organisme Tiers Indépendant (OTI).

Entrée en vigueur le 26 mars 2024, elle devra être transposée par les États membres au plus tard le 27 mars 2026 et s’appliquera pleinement à compter du 27 septembre 2026. En France, sa transposition sera assurée par le prochain projet de la loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (DDADUE).

Concernant les allégations environnementales, la directive adopte une définition large de l’allégation environnementale puisque sont concernées toutes les communications (textuelle, visuelle ou graphique ) suggérant qu’un produit, un service ou une entreprise a un impact positif, réduit ou neutre sur l’environnement et/ou le social. 

Les allégations génériques telles que « durable », « écologique », « vert », « respectueux de l’environnement » ou « biosourcé » sont désormais interdites, sauf si elles reposent sur une « performance de durabilité reconnue comme excellente » (par exemple, la conformité à l’Écolabel européen, ou encore l’adhésion à des systèmes nationaux conformes à la norme ISO 14024).

Sont notamment prohibées : 

  • les allégations vagues ou non étayées ; 
  • les allégations globales appliquées à l’ensemble d’une entreprise alors qu’elles ne concernent qu’un périmètre limité ; 
  • les revendications de neutralité carbone fondées uniquement sur des mécanismes de compensation ; 
  • l’utilisation de labels non fondés sur un système de certification reconnu. 

En résumé, la Directive affirme ainsi que les actes doivent précéder toute communication en matière d’allégations environnementales. Agir avant de parler !

Pour anticiper l’entrée en application de la directive en 2026, il sera utile pour les entreprises de structurer leur démarche de communication responsable : analyser l’ensemble des allégations environnementales et sociales présentes sur tous les supports de communication (produit, plaquette, site internet…), évaluer la solidité des preuves disponibles et identifier les écarts, sélectionner des labels cohérents et robustes, alignés avec la réalité des pratiques et les exigences réglementaires. Il sera aussi utile de former les équipes (marketing, communication, RSE, commerciales) aux nouveaux cadres et aux risques associés. Enfin, pourquoi ne pas s’appuyer sur un tiers indépendant pour fiabiliser les informations communiquées.

Besoin d’être guidé dans votre démarche de communication responsable ? Nous sommes à votre disposition pour en parler !