Geotopo se mesure aux enjeux de la RSE

Quand on vous dit que la RSE s’adapte parfaitement aux PME ! En voici une nouvelle preuve avec le témoignage de l’entreprise GEOTOPO et son Directeur Marketing Cyrille JOSEPH après plusieurs mois d’accompagnement par RSE ATTITUDE.

Suite à la réalisation d’un diagnostic complet sur la base de la norme ISO 26000, nous avons pu déployer une démarche RSE à la fois stratégique et opérationnelle en animant un comité de pilotage RSE impliquant les fonctions clés de l’entreprise.

  • Pouvez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ?

Geotopo est une entreprise de distribution et de maintenance de matériels spécialisés dans le domaine de la mesure et du géopositionnement. Créée en 2019, elle emploie aujourd’hui une trentaine de salariés et sa clientèle se compose principalement de Géomètres, métrologues, administrations, entreprises de travaux publics…

  • Pourquoi avoir décidé d’engager une démarche RSE ?

Nous souhaitons d’une part être en conformité avec les demandes de nos partenaires et d’autre part faire un auto diagnostic de nos pratiques RSE afin d’identifier des axes de progrès.

  • Pourriez-vous nous partager quelques bonnes pratiques RSE concrètes mises en place dans votre entreprise ?

Notre parc automobile étant relativement important en raison du nombre élevé de collaborateurs itinérants, nous avons modernisé celui-ci avec des véhicules hybrides et électriques.

D’autre part, et pour illustrer sur le volet social, les entretiens professionnels sont désormais davantage formalisés ce qui permet une meilleure gestion des demandes des salariés concernant leur évolution et le développement de leurs compétences.

  • Quelles sont les difficultés rencontrées dans le cadre de votre démarche RSE ?

Les ressources à imputer à notre démarche ont représenté un frein en raison du temps limité que les participants pouvaient consacrer. La recherche d’information fut également difficile notamment de la part de nos partenaires étrangers non soumis ou moins sensibles aux critères RSE.

  • Quels grands avantages avez-vous retiré de votre engagement dans la RSE ?

Faire un tour à 360° de nos pratiques nous a permis d’identifier les leviers sur lesquels nous pouvons agir pour limiter notre impact environnemental, améliorer le bien-être au travail sans perte de compétitivité.

  • Pour terminer, si vous aviez un conseil à donner à une entreprise qui souhaite engager une démarche RSE, quel serait-il ?

Comme nous l’avons fait, je conseillerai de se faire accompagner par un consultant spécialiste. Nous avons ainsi pu obtenir le statut Bronze Ecovadis qui représente un point important dans notre référencement auprès de nos clients.

Est-ce que la RSE génère une meilleure performance économique des entreprises ?

La tendance penche clairement vers le « OUI » !

Notons qu’une première grande étude menée en 2016 par France Stratégie auprès de 8500 entreprises étudiées incluant des PME d’au moins 10 salariés avait déjà démontré que la RSE procure un gain de performance économique en moyenne de l’ordre de 13% par rapport aux entreprises qui ne l’introduisent pas. Cet écart monte à plus de 20% pour la seule dimension RH de la RSE, 8% sur l’environnement et 5% sur les relations clients/fournisseurs : 5%.

Dix ans plus tard, la publication pour la 3ème année consécutive des résultats de l’indice Impact 40/120 en apporte également la preuve. Nous vous proposons ici quelques éléments d’explication qui parleront aux PME désireuses de concilier durabilité et rentabilité.

L’indice Impact 40/120, c’est quoi au juste ?

L’indice Impact 40/120 rassemble 120 start-up françaises de moins de 10 ans, alliant croissance économique et impact social/environnemental. Initié par le Mouvement Impact France, il met en lumière des entreprises innovantes qui redéfinissent les règles de l’économie, en intégrant les enjeux écologiques et sociaux au cœur de leur modèle.

Des exemples d’entreprises à impact ?

Voici 4 exemples de start-up mises en lumière par le Mouvement Impact France.

  • Goodvest : épargne alignée sur la transition écologique.
  • Fairmat : recyclage industriel de matériaux composites (éoliennes, etc.).
  • Telecoop : téléphonie sobre et responsable
  • Les Ripeurs : optimisation des déchets de chantier.

Quels critères de sélection ?

Les entreprises sont choisies par un jury composé d’experts (France Digitale, Bpifrance, La Ruche, etc.). Les critères incluent la mesure d’impact écologique et social, le potentiel de déploiement des solutions, la gouvernance (partage du pouvoir, diversité, mixité) et la performance économique.

Quels sont les résultats économiques obtenus par ces entreprises ?

Entre 2024 et 2026, l’indice affiche une croissance de 22%, dépassant largement le CAC40. Les start-up ont levé plus de 7,4 milliards d’euros, investis dans l’économie circulaire, la sobriété énergétique, l’inclusion, etc.

24,5% opèrent dans la consommation et l’économie circulaire, 12,5% dans l’agriculture/alimentation, 14,5% dans l’inclusion/éducation.

Source : Mouvement Impact France

Et quid des impacts sociétaux et environnementaux ?

Ces entreprises génèrent des “coûts évités” pour la société (pollution, déchets, inclusion sociale). Une étude du Mouvement Impact France estime ces économies à plusieurs milliards d’euros. Plus d’informations ICI.

De plus, ces entreprises à impact répondent aux enjeux contemporains (crises écologiques, sociales, géopolitiques). En voici quelques illustrations :

  • Santé : Alenvi, Ettic (accompagnement des personnes vulnérables), Banlieues Santé (prévention), Moka.Care (santé mentale au travail).
  • Énergie : Bump (recharge véhicules électriques), Qair (énergies renouvelables), Beem Energy (autoproduction solaire).

Caroline Neyron (Mouvement Impact France) souligne leur rôle clé pour l’autonomie, la souveraineté énergétique, l’inclusion et l’économie circulaire. Le mouvement appelle à un soutien public accru, notamment via des aides ciblées.

Enfin, au niveau politique, le Mouvement Impact France a soutenu la création, dans le budget 2026, d’un statut de “jeune entreprise innovante à impact”, offrant des avantages fiscaux et économiques aux start-up à impact. L’objectif est de mobiliser acteurs publics et privés pour faire de ces entreprises des champions européens.

Pour aller plus loin : La liste complète des entreprises est disponible sur le site du Mouvement Impact France.