Est-ce que la RSE génère une meilleure performance économique des entreprises ?

La tendance penche clairement vers le « OUI » !

Notons qu’une première grande étude menée en 2016 par France Stratégie auprès de 8500 entreprises étudiées incluant des PME d’au moins 10 salariés avait déjà démontré que la RSE procure un gain de performance économique en moyenne de l’ordre de 13% par rapport aux entreprises qui ne l’introduisent pas. Cet écart monte à plus de 20% pour la seule dimension RH de la RSE, 8% sur l’environnement et 5% sur les relations clients/fournisseurs : 5%.

Dix ans plus tard, la publication pour la 3ème année consécutive des résultats de l’indice Impact 40/120 en apporte également la preuve. Nous vous proposons ici quelques éléments d’explication qui parleront aux PME désireuses de concilier durabilité et rentabilité.

L’indice Impact 40/120, c’est quoi au juste ?

L’indice Impact 40/120 rassemble 120 start-up françaises de moins de 10 ans, alliant croissance économique et impact social/environnemental. Initié par le Mouvement Impact France, il met en lumière des entreprises innovantes qui redéfinissent les règles de l’économie, en intégrant les enjeux écologiques et sociaux au cœur de leur modèle.

Des exemples d’entreprises à impact ?

Voici 4 exemples de start-up mises en lumière par le Mouvement Impact France.

  • Goodvest : épargne alignée sur la transition écologique.
  • Fairmat : recyclage industriel de matériaux composites (éoliennes, etc.).
  • Telecoop : téléphonie sobre et responsable
  • Les Ripeurs : optimisation des déchets de chantier.

Quels critères de sélection ?

Les entreprises sont choisies par un jury composé d’experts (France Digitale, Bpifrance, La Ruche, etc.). Les critères incluent la mesure d’impact écologique et social, le potentiel de déploiement des solutions, la gouvernance (partage du pouvoir, diversité, mixité) et la performance économique.

Quels sont les résultats économiques obtenus par ces entreprises ?

Entre 2024 et 2026, l’indice affiche une croissance de 22%, dépassant largement le CAC40. Les start-up ont levé plus de 7,4 milliards d’euros, investis dans l’économie circulaire, la sobriété énergétique, l’inclusion, etc.

24,5% opèrent dans la consommation et l’économie circulaire, 12,5% dans l’agriculture/alimentation, 14,5% dans l’inclusion/éducation.

Source : Mouvement Impact France

Et quid des impacts sociétaux et environnementaux ?

Ces entreprises génèrent des “coûts évités” pour la société (pollution, déchets, inclusion sociale). Une étude du Mouvement Impact France estime ces économies à plusieurs milliards d’euros. Plus d’informations ICI.

De plus, ces entreprises à impact répondent aux enjeux contemporains (crises écologiques, sociales, géopolitiques). En voici quelques illustrations :

  • Santé : Alenvi, Ettic (accompagnement des personnes vulnérables), Banlieues Santé (prévention), Moka.Care (santé mentale au travail).
  • Énergie : Bump (recharge véhicules électriques), Qair (énergies renouvelables), Beem Energy (autoproduction solaire).

Caroline Neyron (Mouvement Impact France) souligne leur rôle clé pour l’autonomie, la souveraineté énergétique, l’inclusion et l’économie circulaire. Le mouvement appelle à un soutien public accru, notamment via des aides ciblées.

Enfin, au niveau politique, le Mouvement Impact France a soutenu la création, dans le budget 2026, d’un statut de “jeune entreprise innovante à impact”, offrant des avantages fiscaux et économiques aux start-up à impact. L’objectif est de mobiliser acteurs publics et privés pour faire de ces entreprises des champions européens.

Pour aller plus loin : La liste complète des entreprises est disponible sur le site du Mouvement Impact France.